Quelques délibérations du conseil général de Saône-et-Loire entre 1840 et 1860.

 

Envoi de  Jean-Philippe Moraillon

Ecole Normale

1840-1850

Séance du 1er septembre 1840 :

Ecole normale.

Le Conseil général se plaît à reconnaître que l'école normale marche dans une prospérité croissante, gràace à l'excellente direction que continue de lui imprimer M. Dunand, son chef, au zèle soutenu de la commission de surveillance et des professeurs des différents cours, et à la sollicitude éclairée de M. le Préfet. Il vote, pour 1841, les allocations suivantes :

Dépenses ordinaires

Traitement du directeur                                         2,000 fr.

Traitement des maîtres adjoints                           4,450 .

Traitement du surveillant                                         100

Gage du portier                                                          100

Location des bâtimens de l'école                                               1,975

Entretien du mobilier                                             1,100

Achat de livres et d'instruments

pour l'usage journalier des élèves                         200

Entretien des instrumens de l'école                      100

Fourniture de papier, plumes, encre etc...            100

Pension des élèves-maîtres                                 16,200

Dépenses imprévues                                                 400           

                                                                                  -----------

Total des dépenses ordinaires                            29,225 fr.

 

                                                          A DEDUIRE

1° Portion du traitement de

directeur à la charge de l'état                                           1,000

2° Pension des boursiers de l'état                                      100

3° Portion des bourses à la charge des familles          3,400

                                                           TOTAL                       4,000

Reste à la charge du département                               24,225

 

Dépenses extraordinaires

Achat de livres pour la bibliothèque                                  100

Achat d'instrumens                                                              100

Achat de mobilier                                                                  100

Indemnités aux instituteurs qui suivent le

cours spécial                                                                      1,500

Gratification au portier                                                         100

Total des dépenses extraordinaires                               2,050

Report des dépenses ordinaires                                  24,325

 

                                                          TOTAL                     26,275

Le Conseil, sur le rapport qui lui a été fait des soins empressés que le portier a donné aux élèves qui ont été malades pendant l'année, vote en sa faveur une gratification de 50 francs qui figure au chapitre des dépenses extraordinaires ; mais il repousse l'augmentation proposée de son gage, ainsi que celle de 100 fr. également proposée en faveur d'un des professeurs.

Le Conseil, prenant en considération l'augmentation du prix de différentes denrées, fixe à 300 fr. le prix de la pension à payer pour 1841.

 

Séance du 31 août 1841

1° Dépenses ordinaires de l'école normale.                                                    21,425f. » c.

2.° Achat de livres pour la bibliothèque de l'école normale                               200 »

3.° Achat d'instrumens pour l'école normale.                                                       200 »

4." Achat de mobilier pour l'école normale.                                                           400 »

5." Indemnité aux instituteurs pour fréquenter le cours fait

pour eux à l'école normale.                                                                                   1,500 »

Le Conseil a appris avec un vif intérêt que les encouragemens donnés à l'instruction primaire ont produit d'heureux résultats.

Il se plaît à renouveler toute sa satisfaction de l'excellente tenue et des succès toujours croissans de l'école normale.En ce qui touche le Cours fait annuellement à l'École normale pour les Instituteurs en ayant besoin,

Le Conseil, reconnaissant que les motifs qui ont fait voter, pour l'année dernière, une somme de 1,500 francs d'indemnité pour ceux qui suivent le cours, subsistent encore, vote la même indemnité pour 1842.

13 09 1842 :

Ecole normale de filles.

Le Conseil général, après avoir entendu M. le rapporteur de la commission des objets divers dans ses explications, relativement au projet, conçu par M. le Préfet, de créer dans le département une école normale de filles ;

Considérant que les écoles fréquentées par les filles, étant peu nombreuses, et n'offrant, en général, qu'une éducation incomplète, ne répondent ni aux besoins de l'époque, ni aux vœux des familles ;

Considérant qu'un grand intérêt s'attache à l'amélioration et à la propagation de ces écoles, et qu'il importe d'assurer, par une organisation bien entendue de ces institutions, le développement raisonnable que comporte l'instruction des filles ;

Considérant que l'établissement d'une école normale pour les institutrices promet les mêmes résultats que ceux obtenus de l'école normale pour les instituteurs;

Considérantque le projet présenté à cet égard par M. le Préfet a été étudié avec le plus grand soin, et témoigne du zèle de cet administrateur pour l'utile établissement qu'il s'agit de fonder, en même temps que de sa sollicitude pour les intérêts du département ;

Délibère :

1.° Le projet de création d'une école normale pour les filles, dans les bâtiments servant au cours d'accouchement, est approuvé conformément aux propositions de M. le Préfet, qui fera les dispositions nécessaires pour la prochaine organisation de l'école.

2.° Pour payer la dépense de 1843, il est voté, au budget de cet exercice, un crédit de la somme demandée de 3,300 fr.

14 09 1842 :

Acquisition d'une maison pour l'Ecole normale primaire.

Le Conseil général, après avoir entendu M. le rapporteur de la commission des objets divers ;

Vu les pièces se rattachant aux différents projets d'acquisition ou de location d'une maison destinée à l'école normale primaire du département de Saône et Loire ;

Considérant que l'intérêt majeur qui s'attache à une école qui a produit de si utiles améliorations dans l'instruction fait désirer qu'on prévienne, par l'acquisition d'une maison, tous les inconvénients et les frais résultant de changements de locations, et qu'on lui assure enfin une fondation définitive ;

Considérant que, des trois maisons proposées et qui toutes conviennent à l'établissement de l'école, celle de Mlle Delphino a paru mériter la préférence, en raison des conditions raisonnables faites par la propriétaire, et qui répondent aux vues d'une sage économie ;

Vote l'acquisition, moyennant 18,000 fr., prix inférieur à l'estimation, pour y établir l'école normale, de la maison et dépendances que MIIe Delphino possède dans la ville de Mâcon,

rue des Gîtes, n.° 28, et autorise M. le Préfet à passer acte public de celte acquisition, au nom du département, aux clauses et conditions stipulées dans l'acte sous seing privé du 7 du courant.

Il est ouvert, pour servir au paiement, jusqu'à due concurrence, de la dépense devant résulter de ladite acquisition, au budget spécial de l'instruction primaire, un crédit de 15,000 fr., applicable aux frais d'appropriation évalués à 6,000 fr. ; et le Conseil prie M. le Préfet de vouloir bien solliciter de M. le Ministre de l'instruction publique, pour aider au paiement de la dépense dont il s'agit, un secours proportionné aux charges que le département s'impose.

01 09 1845 :

L'école normale d'institutrices a produit de bons résultats, et tend à s'accroître par l'adjonction de quelques élèves envoyées et payées par le département de la Côle-d'Or.

L'école normale d'instituteurs recevra aussi un accroissement notable par l'annexe de l'école supérieure primaire pour laquelle l'administration municipale de Mâcon alloue 1,200 francs par an, à la charge, par l'école normale, de recevoir gratuitement 20 élèves de la ville.

M. le Préfet vous a expliqué les avantages qui résultent de cet arrangement pour le département, non sous le rapport financier, mais sous le rapport de l'importance et de l'extension, en formant dans cet établissement un cours complet de l'enseignement primaire.

Toutefois, le local actuel semble insuffisant pour celle extension, et M. le Préfet s'est vu dans la nécessité de faire des transactions, dont il donne une explication si claire dans son

rapport, qu'il vous suffira de vous y reporter.

Voire commission, Messieurs, a examiné avec soin les plans fournis par M. le Préfet. Elle a reconnu que l'urgence de l'acquisition ne lui avait pas permis d'attendre votre réunion pour ces opérations, d'ailleurs peu importantes en elles-mêmes, et qu'il avait fait, dans cette circonstance, acte de bonne administration.

Sur cette partie, Messieurs, qui est la conséquence de la première opération, votre commission a pensé que, malgré l'augmentation de dépense qui en résultait, le Conseil général ne pouvait se refuser à voter cette dépense, qui en était le complément.

2.° Dépenses ordinaires de l'école normale.                                        17,004 80

1.° Achat de livres pour la bibliothèque de l'école normale                    200 »

2.° Rente viagère au vendeur de la maison affectée à

l'école normale                                                                                               250 70

Ecole normale de filles                                                                             6,488 »

15 08 1846 :

Ecole normale-primaire. — COMPTE DE 1845.

Le Conseil général donne acte à M. le Préfet de la présentation qu'il lui a faite, en vertu des dispositions de l'ordonnance royale du 7 juillet 1844, du compte présenté, pour 1845, par l'économe de l'école normale-primaire. Il a vu avec satisfaction que ce compte ne donne lieu à aucune observation critique, et qu'il constate la situation prospère de l'établissement.

18 09 1846 :

M. le Préfet vous a proposé de transférer à la Providence de Mâcon l'école normale primaire d'institutrices. Votre commission a été à même de vérifier que le nouveau local sera parfaitement approprié à sa destination. Les Dames du St.-Sacrement ont, d'ailleurs, des maîtresses très-capable de former de bonnes institutrices. Elles acceptent le programme d'enseignement donné par M. le Ministre de l'instruction publique, et elles possèdent une école de petites filles, où nos élèves institutrices pourront se former à la pratique en même temps qu'à la théorie.

Les cours de l'école normale des institutrices n'ont été jusqu'ici que de deux ans, et pour huit mois seulement, chaque année. Malheureusement, les élèves entrent souvent avec trop d'ignorance pour qu'un temps aussi court puisse suffire à donner le degré d'instruction nécessaire à propager ultérieurement une bonne direction dans nos écoles de filles.

M. le Préfet vous propose de décider que, à l'avenir, les cours comporteront trois périodes de 8 mois, en trois ans.

Votre commission a pensé qu'il importait au plus haut degré d'assurer ainsi un degré supérieur d'instruction pour les maîtresses auxquelles nos écoles seront confiées, et elle vous propose d'inviter M. le Préfet à soumettre cette modification à l'approbation de M. le Ministre de l'instruction publique.

Du reste, l'an dernier, le nombre des élèves n'a été que de 15 ; on peut espérer que, l'an prochain, il sera supérieur, et, en l'évaluant à 20, la dépense à porter à votre budget, dans le cas de translation, ne serait encore que de 5,300 fr. pour celte école, tandis qu'il était der 6,488 fr. pour l'exercice précédent. C'est donc encore , à raison des avantages de la translation, une économie de 1,388 fr.

Vous avez appris avec satisfaction que l'école normale d'instituteurs était aujourd'hui un établissement complet. S'il est à désirer que les masures qui attiennent à cet édifice disparaissent, il n'y a pas à cet égard une urgence telle qu'il ne soit convenable d'attendre, pour en faire l'acquisition, que ces masures soient abandonnées au prix le plus modéré.

Le programme des écoles normales comprend des notions d'agriculture ; si l'application de cette partie du programme présente quelques difficultés,il est, du moins, facile et profitable de donner aux élèves quelque pratique d'horticulture et de taille des arbres.

A cet effet, l'école possède, à titre de location, un jardin.

M. le Préfet vous propose d'en faire l'acquisition, afin d'en assurer la jouissance, et de permettre d'y établir une pépinière dont les produits pourraient être distribués en primes aux élèves à leur sortie, tout en facilitant d'ailleurs leur éducation , sous le rapport de l'horticulture.

Le prix d'acquisition serait de 2,707 fr. 47 c., et votre commission a été d'avis d'allouer.

Le Conseil général adopte ce rapport dans toutes ses dispositions et ses conclusions.

Puis, considérant que le projet d'acquisition d'un jardin pour l'école normale a un but d'utilité incontestable, celui de procurer aux élèves des notions d'horticulture et la pratique de la taille des arbres, approuve ce projet et autorise M. le Préfet à traiter de cette acquisition et à la consommer.

Il arrête ensuite, ainsi qu'il suit, le budget des dépenses de l'instruction primaire, pour 1847

CHAP. I.er— l.re Section.

1.°Complément des dépenses ordinaires des

écoles primaires communales                                                                27,000f.»c.

2.° Dépenses ordinaires de l'école normale.                                        16,754 80

2.» Achat de livres pour la bibliothèque de l'école normale                   200 »

4.° Rente viagère au vendeur de la maison

affectée à l'école normale                                                                             250 70

2.° Acquisition d'un jardin pour l'école normale                                    2,707 47

3.° Allocation pour les cours normaux destinés

aux élèves institutrices                                                                                5,300 »

30 08 1847 : (préfet, M. Delmas)

L'Ecole Normale-primaire d'Instituteurs continue de répondre parfaitement au but de son institution. L'école d'application est toujours une école-modèle, et l'école supérieure, qui est définitivement annexée, va prendre encore l'extension et l'importance que lui assure la supériorité de l'enseignement qu'on y donne. Il serait à désirer que le local permît d'y joindre un pensionnat primaire pour les élèves de l'école supérieure et pour les jeunes gens qui se préparent à concourir pour l'admission à l'Ecole Normale elle-même.

L'Ecole Normale d'Institutrices, transférée dans les bâtiments de l'hospice de la Providence et confiée aux Soeurs de cet établissement, ne laisse rien à désirer sous le rapport de la moralité, de la bonne tenue, de la santé, de la nourriture et de l'entretien des élèves, qui y reçoivent un enseignement complet et dont les progrès sont satisfaisants. M. le Préfet propose de continuer l'allocation faite à cette école, et d'y ajouter une somme de 1,800 fr., pour l'admission de six élèves de la Côte-d'Or, qui remboursera cette somme au département de Saône-et-Loire.

03 09 1847 :

Ecole Normale-primaire.

Le Conseil général donne acte à M. le Préfet de la présentation qu'il lui a faite, en vertu des dispositions de l'ordonnance royale du 7 juillet 1844, du compte présenté, pour 1846, par l'économe de l'école normale-primaire du département.

Il se plaît à exprimer sa satisfaction des résultats de ce compte, qui ne donne lieu à aucune observation critique, et qui constate que l'établissement continue à prospérer.

06 09 1847 :

2.° Dépenses ordinaires de l'Ecole Normale.                                                  16,754 80

2.° Achat de livres pour la bibliothèque de l'Ecole Normale                               200 »

4.° Rente viagère au vendeur de la maison affectée à l'Ecole Normale.          250 70

3.° Allocation pour les cours normaux destinés aux élèves institutrices        7,100 »

27 08 1849 :

L'école normale des élèves instituteurs continue à mériter votre bienveillance. La discipline est satisfaisante, l'instruction donnée avec soin par de bons professeurs. Les élèves-maîtres se rendent dignes, par leur travail et leur conduite, des fonctions qu'ils seront bientôt appelés à remplir.

L'école normale, où se forment les institutrices de Saône-et-Loire et de la Côte-d'Or, est bien dirigée par les Soeurs du Saint-Sacrement. Rien ne constate mieux le mérite de la supérieure et les progrès des élèves que les derniers examens : toutes les aspirantes, élevées dans cette école, ont obtenu le brevet de capacité.

 

"le roman des écoles normales, le roman des instit's"

Ecole Normale

1851-1860

25 08 1851 : Pierre Le-Roy, préfet

Ecole normale. Des instructions récentes ont forcé M. le Recteur et la commission de surveillance de l'École Normale à remanier son projet de budget ; mais vous en serez saisis certainement en session, et l'administration pouvait déjà établir ses prévisions par les éléments qui m'ont déjà été communiqués sur le projet. Ce projet, pour ce qui touche le déparlement, serait produit au chiffre total de 20,106 fr. 48 c., et le reste couvert par l'accroissement de la subvention de l'État. Il n'en résulterait pas moins une augmentation de 4,711 fr. 68 c. à la charge de la caisse départementale. J'ai, dès le principe, objecté, et je maintiens que l'augmentation ne serait convenable ni au point de vue des finances du département, ni même dans l'emploi proposé.

Il s'agit, en effet, d'un projet d'extension des bâtiments, pour l'internat des professeurs. On peut faire servir pour cela le local d'une classe dont la ville jouit par tolérance, indépendamment de celle qui sertà l'initiation pédagogique des élèves-maîtres. D'ailleurs, l'établissement est placé dans un trop mauvais quartier pour qu'on y dépense davantage. Au lieu d'étendre la dotation, il est logique de la réduire. Pourquoi, par exemple, augmenter le traitement des professeurs, au moment où les règlements leur donnent l'avantage d'un logement ? Pourquoi tendre, comme cela résulterait du  projet du budget en question, à augmenter le nombre ou la valeur des bourses sur ce qui avait été suffisant pour l'année courante ? Les avantages faits aux instituteurs communaux sont devenus assez grands pour stimuler les familles à faire les frais d'une partie de la pension de leurs enfants à l'École Normale, et les candidats en dehors de l'école à faire une légitime concurrence à ces élèves pour les écoles communales. Enfin, le département doit apporter d'autant plus d'épargne à la dotation des bourses que, désormais, elles doivent durer trois ans au lieu de deux.

D'après ces divers motifs, loin d'appuyer l'augmentation proposée, je ne vous demanderai même pas l'allocation de l'an dernier, et je vous présente, pour 1852, le crédit avec une réduction de 1,188 fr. 32 c. sur l'exercice courant, soit au chiffre de 14,206 fr. 48 c., sauf à l'autorité académique de remanier ses propositions pour le règlement du ministre.

Ces considérations d'ordre général ne m'empêchent pas de vous renouveler le témoignage de la parfaite direction de l'École Normale, du dévouement de la commission de surveillance et des progrès comme de la bonne conduite des élèves.

Ils sont aujourd'hui au nombre de 34, dont 17 à la veille de sortir.

Les autres vont être divisés en seconde et en première année, pour commencer la prochaine division des études en trois années, exigée par le nouveau règlement.

Ecole Normale d'institutrices. J'ai également à témoigner, avec M. le Recteur, de l'excellente direction et des excellents résultats de notre École Normale de filles, tenue par les Soeurs de la Providence de Mâcon. Les élèves du département y sont au nombre de 26, dont 12 de première année, 6 de deuxième et 8 de troisième. Ces dernières doivent quitter l'École à la fin du mois de septembre prochain, après avoir subi leur examen de sortie.

Subvention à l'École Normale                                                                            14,206f 48c

Rente viagère au vendeur de la maison affectée à l'École Normale

d'instituteurs                                                                                                               250  70

Allocation pour l'École Normale de filles, dans l'espoir que M. le Ministre,

comme sur l'exercice courant, assurerait le complément de ce. service

par une subvention de 4,000 fr                                                                            2,000

26 08 1852 : Gustave de Romand, préfet

Situation de l'Ecole Normale des instituteurs.

Conformément aux conclusions de la même commission, le Conseil général donne acte à M. le Préfet de la présentation des rapports de M. le Président de la commission de surveillance et de M. le Directeur de l'Ecole Normale ; il se plaît à témoigner sa satisfaction sur la situation générale de cet établissement.

30 08 1852 :

Agrandissement de l'Ecole Normale.

 Demande d'une

subvention de 5,000 fr.

RAPPORT DU PRÉFET.

Messieurs, dans les bâtiments voisins de l'hôtel de la préfecture est établie l'Ecole Normale des instituteurs, qui est ainsi placée sous la surveillance du chef de l'administration départementale. Cet avantage est malheureusement compensé par les graves inconvénients qui résultent, au point de vue de la moralité, pour l'école, du voisinage trop rapproché des masures qui composent le quartier des Gîtes, masures qui deviennent tous les jours l'asile du rebut de la société, malgré la vigilance recommandée à la police.

Il importe de faire cesser cet abus et d'isoler l'école des bâtiments adjacents par la réunion de ceux de ces bâtiments qui ont, sur la propriété du département, des servitudes de jours ou autres, et dont le voisinage, par cela même, est plus gênant pour l'école ; je veux parler de la maison appartenant au sieur Chambard et de la maison David, dont les propriétaires sont disposés à faire l'abandon pour la somme totale de 10,000 fr. Déjà, en 1846, l'Ecole Normale a acquis, avec ses propres ressources, la maison Laplaçe, contiguê à ces deux dernières, aujourd'hui démolie.

M. Berthier, architecte du département, a dressé les plans et devis des travaux à exécuter pour utiliser ces trois bâtiments dans l'intérêt de l'école et du département. Je mets sous vos yeux ces plans et devis et les deux actes provisoires d'acquisition, avec la délibération de la commission de surveillance.

Il existe une grande différence de niveau entre le sol de la cour de l'Ecole Normale et celui de la rue des Gîtes. Par suite de cette différence, le nouveau bâtiment n'aura, du côté de la cour, qu'un rez-de-chaussée et un étage, tandis que la façade sur la rue présentera un rez-de-chaussée,un entre-sol et deux étages.

Le rez-de-chaussée et l'entre-sol, divisés en cinq appartements, avec boutique, seront loués au profit de l'Ecole Normale, et cette location, qui produira chaque année au moins 600 fr., viendra diminuer d'autant la subvention annuelle que le département lui fournit.

Elle aura lieu sans inconvénient, parce qu'on n'a ménagé aucune communication entre ces appartements el le surplus du bâtiment.

Depuis le décret du 24 mars 1851, les cours de l'Ecole Normale durant trois ans, les élèves sont répartis en trois divisions. Une salle d'étude est devenue indispensable pour cette troisième division.

De même, l'école doit se procurer des logements pour les deux maîtres adjoints et l'aumônier, qui, auparavant, pouvaient être logés en ville. Ces besoins sont satisfaits par la distribution du 1.er étage formant rez-de-chaussée ; on y a même trouvé un parloir pour les parents des élèves.

Le second étage sera occupé par un vaste dortoir pouvant contenir tous les élèves, et la surveillance et l'hygiène gagneront à ce changement. De plus, on ménagera dans les bâtiments actuels une lingerie et une infirmerie nécessaires à l'école, malgré la rareté des maladies et des accidents, et on ne sera plus obligé de mettre à l'hôpital ou de renvoyer chez leurs parents les élèves dont la santé pourrait être compromise.

Pour réaliser ces améliorations si désirables, qui nécessiteront une dépense de 33,424 fr. 62 cent., non compris les honoraires de l'architecle et les frais accessoires, le département n'aura pas à s'imposer de lourds sacrifices, toutes les dépenses de l'instruction primaire ne dépassant pas le produit des deux centimes obligatoires.

L'école, en effet, par suite de la sage administration de son directeur, a réalisé un boni de 14,479 fr. 25 cent., placés à la caisse des dépôts et consignations ; elle pourra aussi disposer du produit de la vente, évalué à 7,900 fr., de la rente de 389 fr. 50 cent, qu'elle possède sur l'Etat. Enfin, on peut espérer un rabais d'au moins 2,000 fr. lors de l'exécution des travaux ; en sorte que l'Ecole Normale n'aurait besoin que d'une somme de 10,000 fr., dont l'Etat consentira probablement à fournir la moitié.

Du reste, la subvention de 5,000 fr., que le département aura ainsi à supporter, sera réduite par suite d'économies que je vous proposerai sur les dépenses ordinaires de l'Ecole Normale primaire, et vous aurez ainsi donné à cet établissement le développement

nécessaire, tout en assainissant un quartier important de la ville et en donnant du travail aux ouvriers de la localité.

Je vous prie donc, Messieurs,

1.° de demander pour votre Ecole Normale l'autorisation d'employer à l'acquisition des maisons Chambard et David et à l'exécution par voie d'adjudication des travaux d'agrandissement prévus au projet de M. Berthier : le boni de 14,479 fr. 25 cent, constaté sur l'exercice 1851, et le produit de la rente que l'école possède sur l'Etat;

2.° de décider qu'une subvention de 5,000 fr. sera fournie à l'école sur les fonds départementaux,pour l'aider à payer cette dépense d'acquisition et d'agrandissement.

Vous voudrez bien aussi vous joindre au conseil académique pour demander à M. le Ministre une autre subvention de 5,000 fr. sur les fonds de l'Etat.

Cours normal préparatoire aux fonctions d'institutrice.—

Subvention pour 1853.

Dans sa session de 1842, Messieurs, le Conseil général du département de Saône-et-Loire a décidé l'établissement d'un cours normal préparatoire aux fonctions d'institutrice, et, dans des vues d'économies faciles à apprécier, le cours fut placé dans les bâtiments que le département avait loués pour l'école d'accouchement.

On profitait ainsi d'un local important et d'un mobilier considérable, qui restaient inoccupés pendant huit mois de l'année.

Dans sa session de 1846, le même Conseil demanda la translation du cours d'accouchement et du cours normal préparatoire d'institutrices dans les bâtiments de la Providence ; il décida que la durée du cours serait portée de deux à trois années et approuva le traité passé, le 23 août précédent, entre la Commission administrative des hospices de Màcon et le préfet. Ce traité porte que l'administration des hospices recevra, chaque année, les élèves accoucheuses et les élèves institutrices : les premières, du 1.er octobre au 1.er février, el les dernières, du 1.er février au 1.er octobre, les deux établissements succédant ainsi l'un à l'autre et occupant tour-à-tour le méme mobilier et le même local. Le département s'engage à payer aux hospices une indemnité annuelle de 7,300 fr. pour vingt élèves des deux catégories, et, de plus, la somme de 1 fr. par jour et par élève, en sus de ce minimum. Le cours normal préparatoire durant trois mois, chaque élève institutrice coûte ainsi la somme annuelle de 240 fr. Enfin, par suite d'un arrangement conclu avec le préfet de la Côte-d'Or, un certain nombre d'élèves de ce département sont admises au cours normal, moyennant une pension de 300 fr., ce qui donne au déparlement de Saône-et-Loire un bénéfice net de 60 fr. par élève. Ce bénéfice, pour les années 1850 et antérieures, s'élève à la somme de 1,636 fr. 25 cent., comme je l'ai expliqué en vous présentant le compte de 1851.

L'état de choses dont je vous ai entretenus présente un inconvénient des plus graves : les élèves institutrices, renvoyées dans leur famille pendant un tiers de l'année pour faire place à l'école d'accouchement, sont exposées à oublier une partie de ce qu'elles ont appris, et les liens de la discipline ne peuvent que souffrir de ces absences.

Pour obvier à ces inconvénients, le Conseil académique, dans la délibération que je mets sous vos yeux, avec le traité des hospices, a demandé la séparation de l'école d'accouchement et du cours normal préparatoire, et la translation de ce cours dans le pensionnat primaire qu'ont établi les dames du St.-Sacrement, sur une propriété qu'elles ont achetée.

Je reconnais les avantages de cette translation, mais je ne puis cependant l'appuyer auprès de vous. L'école d'accouchement resterait dans les bâtiments de la Providence, et les hospices de Mâcon ne pourraient la conserver à moins qu'on ne lui donnât une extension que ne comportent ni les besoins du service ni les ressources du département. On serait donc obligé de la transférer aussi dans d'autres bâtiments, ce qui entraînerait une dépense beaucoup trop considérable. Il y aurait aussi à examiner si la rupture du traité de 1846 ne donnerait pas droit, pour les hospices de Mâcon, à une demande en dommages-intérêts. Je ne puis donc, pour cette année, que vous proposer le maintien du cours normal préparatoire avec les conditions actuelles, et j'ai inscrit, à cet effet, un crédit de 6,000 fr. à l'art. 9 du chapitre 2 du budget des dépenses de 1853.

Cette allocation suffira pour le maintien du cours des vingt élèves institutrices qui formeront les 3.e et 2.e divisions, et pour l'admission des cinq nouvelles élèves qui, avec celles de la Côte-d'Or, composeront la première division. Soixante-douze élèves institutrices sont déjà sorties du cours, et presque toutes avec un brevet du degré inférieur ; quelques-unes ont même obtenu le brevet du degré supérieur.

Vous n'hésiterez pas, Messieurs, à admettre cette allocation indispensable pour la conservation d'un établissement qui a rendu de si grands services à l'enseignement des filles, et pour lequel l'Etat s'est lui-même imposé des sacrifices que M. le Ministre de l'instruction publique m'a annoncé ne pouvoir continuer en 1853.

Je ne me dissimule pas les inconvénients de l'état de choses actuel ; aussi je ne vous en demande que le maintien provisoire, jusqu'à ce que j'aie pu examiner, sous toutes ses faces, la question si grave, pour l'avenir financier du département, de la séparation des deux établissements que nos prédécesseurs ont réunis, séparation qui, du reste, entraînerait de suite une augmentation de dépense considérable.

Je m'engage à vous présenter, l'année prochaine, des propositions définitives sur cette question, et j'aurai soin de les appuyer sur des chiffres pour que vous puissiez vous prononcer en parfaite connaissance de cause.

CHAPITRE 1.er— Dépenses ordinaires et obligatoires.

1.° Dépenses ordinaires de l'Ecole Normale ou des

élèves stagiaires (art. 35 de la loi du 15 mars 1850),

et frais d'imprimés relatifs à ces services                                              12,957f 18

CHAPITRE II — Dépenses extraordinaires.

2.°Subvention pour l'agrandissement des bâtiments

de l'Ecole Normale des instituteurs                                                         5,000 »

3.° Allocation pour les cours normaux préparatoires

aux fonctions d'institutrice                                                                                    6,000 »

Le corps des instituteurs étant présentement composé, en très grande partie, de jeunes gens qui, par conséquent, offriront peu de vacances par suite de décès, pendant long-temps, fait remarquer à l'administration que, dans ces circonstances, l'agrandissement de l'Ecole Normale de Mâcon, qui a suffi, telle qu'elle est, à l'établissement de l'effectif actuel des instituteurs du département, ne semblerait pas très-motivé, s'il était fait en vue d'accroître le nombre des élèves. Quant à l'appropriation intérieure des bâtiments de l'école, à leur destination et à l'isolement complet de l'école des maisons voisines, ce sont des mesures utiles auxquelles on doit son approbation.

La commission adhère aux propositions faites pour ces travaux et à l'acquisition des maisons Chambard et David, nécessaire pour leur exécution, par les motifs suivants :

1.° Cette dépense sera faite sur les fonds du budget de l'instruction primaire ;

2.° M. le Préfet fait espérer qu'elle provoquera une subvention de 5,000 fr. du Gouvernement ;

3.° Ces travaux amélioreront l'établissement de l'Ecole Normale ;

4.° Ils seront utiles à la classe ouvrière de la ville de Mâcon.

La dépense totale de la construction est évaluée à 33,424fr. 62 c, non compris les honoraires de l'architecte et les frais accessoires.

La seconde observation concerne l'allocation de 6,000 fr., nécessitée par les cours normaux préparatoires aux fonctions d'institutrice.

La commission pense que le maintien de ce cours n'est point désirable pour l'avenir, l'expérience ayant démontré, non-seulement dans ce déparlement-ci mais dans d'autres, l'infériorité des institutrices laïques, comparativement aux institutrices sortant des maisons religieuses, sous le rapport de l'instruction religieuse et morale de leurs élèves, et même de la tenue des élèves.

Quelque bonne que soit l'éducation donnée aux institutrices laïques, le manque d'esprit de corps, l'isolement dans lequel elles se trouvent dans les campagnes où elles arrivent jeunes et sans expérience, l'absence du costume religieux qui oblige celles qui le portent à une certaine retenue et à une certaine réserve les personnes en rapport avec elles, font que les institutrices laïques réussissent assez rarement, pendant long-temps.

D'après ces considérants et sous ces réserves,

La commission du budget propose au Conseil général :

1.° De donner son approbation au projet d'agrandissement et d'isolement de l'Ecole Normale des instituteurs, dressé par M. Berthier et joint au dossier, dont la dépense totale, avec les acquisitions de maisons et non compris les honoraires de l'architecte et les frais accessoires, monte à                                                                                              33,424f 62c

Cette dépense sera couverte par les ressources du budget de l'instruction primaire et une subvention de 5,000 fr. du Gouvernement ;

2.° De demander au Gouvernement, pour l'Ecole Normale de Mâcon, l'autorisation d'employer à l'acquisition des maisons Chambard et David, et à l'exécution, par voie d'adjudication, des travaux d'agrandissement prévus au projet de M. Berthier :

Le boni, constaté sur l'exercice 1851, de                                                          14,479f 25c

appartenant à l'Ecole Normale, et placé à la caisse des dépôts et

consignations ;

Et le produit de la vente de la rente sur l'Etat de 389 fr. 50 c. que l'Ecole Normale possède ;

3.° De se joindre au Conseil académique pour demander à M. le Ministre de l'instruction publique de vouloir bien accorder, pour les travaux de l'Ecole Normale de Mâcon, sur les fonds de l'Etat, une subvention de 5,000f »

École Normale des Instituteurs.

Les allocations demandées par la commission de surveillance de l'Ecole Normale des instituteurs s'appliquent aux dépenses ordinaires de l'école, à l'entretien des bourses départementales et à l'agrandissement des bâtiments. De plus, une rente viagère de 250 fr. 70 c., hypothéquée sur les bâtiments actuels, doit être payée, en 1853, à M.me veuve Baudoin.

Le Conseil général fait observer que le personnel des instituteurs laïques est composé, en grande partie, de jeunes gens, et que, pendant long-temps,on n'aura à pourvoir qu'à un très petit nombre de vacances ; qu'il est, dès-lors, convenable de ne pas donner une extension aussi grande à l'école destinée au recrutement des instituteurs. Il fixe donc à quinze seulement le nombre des bourses qui seront entretenues à l'école, en 1853, à la charge du département, et il propose une réduction de 600 fr. sur les dépenses ordinaires de l'école. La colonne réservée au Conseil général dans le budget de l'école est ainsi arrêtée à la somme totale de 21,206 fr. 48 c., pour les recettes et les dépenses ordinaires, et un crédit de 12,957 fr. 18 c. est inscrit au budget départemental de l'instruction primaire (article 1.er du chapitre 1.er), pour payer celles de ces dépenses à la charge du département et la rente viagère due à Madame veuve Baudoin.

Le Conseil général donne acte à M. le Préfet de la communication du projet dressé par M. Berthier, pour l'appropriation de trois maisons qui seraient réunies aux bâtiments actuels ;

deux de ces maisons appartiennent au sieur Chambard et aux héritiers David qui consentent à les vendre, et l'autre est déjà la propriété de l'Ecole Normale. Si le projet n'avait objet qu'un pour agrandissement, il devrait être abandonné, parce que les bâtiments actuels peuvent suffire à tous les services.

Mais d'autres raisons puissantes sont invoquées.La population ouvrière de Màcon trouvera, dans l'exécution des travaux des ressources dont elle a besoin ; le quartier des Gîtes sera assaini et amélioré ; enfin, l'Ecole Normale sera isolée de tout voisinage malsain et immoral.

Déterminé par ces raisons, et en conséquence de la réduction de 1,500 fr. opérée sur les dépenses ordinaires, le Conseil général donne un avis favorable au projet d'acquisition des maisons Chambard et David et à l'exécution des travaux indiqués au projet dressé, le 15 août 1851, par M. Berthier.

Il inscrit au budget départemental, article 2 du chapitre II, une subvention de 5,000 fr. pour aider l'Ecole Normale à faire face à cette double dépense, à la condition que les travaux seront exécutés par voie d'adjudication, et que la dépense d'acquisition et d'appropriation sera payée par l'Ecole Normale au moyen des fonds provenant, soit du boni de 14,479 fr. 25 c. constaté au compte de gestion de 1851 du directeur économe de l'Ecole Normale, soit du produit de la vente de la rente de 389 fr. 50 c. que l'Ecole Normale possède sur l'Etat, soit de la subvention départementale de 5,000 fr. qu'il vient de voter, soit enfin d'un secours de 5,000 fr. demandé sur les fonds de l'Etat (budget de l'instruction publique).

Par suite de cette détermination, le Conseil général arrête à la somme de 32,379 fr. 25 c. la colonne qui lui est réservée pour les recettes et les dépenses extraordinaires du budget de l'Ecole Normale, et il se joint au Conseil académique pour demander à M. le Ministre de l'instruction publique et des cultes le secours de 5,000 fr. sollicité sur les fonds de son ministère.

Allocation pour les cours normaux préparatoires aux fonctions

d'Institutrice.

Le Conseil général, après avoir examiné la proposition de M. le Préfet, en faveur du cours normal destiné aux élèves institutrices, estime, avec la commission, que le maintien de ce cours, tel qu'il est organisé à l'hospice de la Providence de Mâcon, n'est pas désirable pour l'avenir, l'expérience ayant démontré, au surplus, la supériorité des religieuses sur les

institutrices laïques.

M. le Préfet n'ayant demandé le maintien du cours dans les conditions actuelles qu'à titre provisoire, le Conseil général, pour donner à l'administration la possibilité d'élaborer des propositions définitives pour le maintien ou la suppression du cours destiné aux élèves institutrices, inscrit, sous cette réserve, au budget départemental de l'instruction primaire, article 9 du chapitre II, un crédit de 6,000 fr. pour les cours normaux préparatoires aux fonctions d'institutrice.

 

25 08 1853 : Préfet : A.  Ladreit de Lacharrière

Budget de l'Instruction primaire.

Conformément aux conclusions de la commission du budget, le Conseil général établit, ainsi qu'il suit, le budget de l'instruction primaire pour 1854 :

CHAPITRE 1.er

Dépenses ordinaires.

l.° Dépenses ordinaires de l'Ecole Normale                                         11,280f 23c

 

Pour faire face aux dépenses de l'instruction primaire, en 1854, le Conseil général vote une imposition extraordinaire de deux centimes additionnels au principal des quatre contributions directes.

26 08 1854 : Préfet : A.  Ladreit de Lacharrière

1° Dépenses ordinaires de l'Ecole Normale.                                        11,029  »

2° Réparations extraordinaires aux bâtiments de l'Ecole Normale

et paiement de la rente viagère due à la veuve Baudin                      1,250 70

3° Allocation pour les cours normaux préparatoires

aux fonctions d'institutrices......                                                                 6,140

Le Conseil général approuve le traité provisoirement conclu entre M. le Préfet et Mme la Directrice du pensionnat de l'hospice de la Providence,pour le placement dans ce pensionnat du cours normal d'institutrices.

Cours normal d'Instltutrlces primaires.

Virement de crédit.

Conformément aux conclusions de la commission du budget, le Conseil général, considérant que la somme prévue au budget de l'instruction primaire de 1854, pour les cours normaux préparatoires aux fonctions d'institutrices, s'élève à 6,000 fr. ;

Considérant que, par suite du traité nouveau conclu par M. le Préfet pour la translation de ce cours dans un autre local, la durée de l'année scolaire, pour l'exercice courant, sera prolongée de 3 mois ; qu'ainsi la dépense prévue sera excédée d'une somme approximative de 150 fr. ;

Considérant qu'il y a lieu de couvrir ce déficit ;

Autorise M. le Préfet à imputer ladite somme sur les fonds qui resteront libres du crédit de 65,000 francs figurant au chapitre 1er, art. 3, du budget de l'instruction primaire de l'exercice courant, sous le titre de complément des dépenses ordinaires des écoles primaires communales.

 

03 09 1855 :

Budget de l'Instruction primaire.

Conformément aux conclusions de la commission du budget, le Conseil général arrête ainsi qu'il suit le budget de l'instruction primaire pour l'exercice 1855.

CHAPITRE 1er

DÉPENSES ORDINAIRES.

1° Dépenses ordinaires de l'école normale..                            10,771 f 55c

CHAPITRE II.

DÉPENSES EXTRAORDINAIRES.

1° Allocation pour les écoles normales de filles.                       6,140 »

Cours normal d'Institutrices.

Conformément aux conclusions de la même commission, le Conseil général, considérant que le prix élevé des subsistances a rendu très-onéreux, pour Mme la Directrice du Cours normal des institutrices, l'entretien de ses élèves ; qu'il est juste de lui allouer une indemnité ;

Autorise M. le Préfet à mandater, à son profit, le boni que pourra présenter à la fin de l'année le crédit de 6,140 fr. voté au budget de l'instruction primaire pour l'exercice courant, à la condition, toutefois, que l'allocation à accorder ne dépassera pas 300 fr., sur lesquels 200 fr. seront spécialement employés à l'achat de livres pour la bibliothèque.

Budget de l'École Normale primaire de Mâcon.

Sur les conclusions, de la même commission, le Conseil général propose d'arrêter ainsi qu'il suit le projet de budget de l'Ecole Normale-primaire de Mâcon.

CHAPITRE 1er

RECETTES ORDINAIRES.

1° Reste disponible.....................                                                  1,517f 43c

2° Intérêts des fonds placés........,                                                   301f 72

3° Allocation départementale.                                                      6,221f 55

4° Allocation de l'Etat...                                                                 1,000 »

5° Montant des bourses payées par le département....           4,550 ».

6° Bourses payées par l'Etat                                                            700 »

7° Complément des bourses à la charge des

familles des élèves...... ..... ......                                                      5,250 »

 Total ....                                                                                         19,540f 70c

CHAPITRE III.

DÉPENSES ORDINAIRES.

1° Traitement du directeur                                                              3,000 »

2° — de l'aumônier..                                                                        1,200 »

30 — des maîtres adjoints                                                              3,000 »

4° — du maître de chant                                                                    500 »

. 5° Nourriture, blanchissage, chauffage, entretien

des élèves, etc.                                                                               10,500 »

6° Rentes viagères hypothéquées sur les bâtiments

de l'école.                                                                                             250 70

7° Entretien et conservation des bâtiments.                                  200 »

&° Entretien du mobilier                                                                    200 »

9° Frais d'assurance contre l'incendie des bâtiments

et du mobilier                                                                                         10 »

10° Menues dépenses,                                                                     300 »

11° Achat de livres et d'instruments pour l'instruction

des élèves                                                                                            100 »

12° Entretien d'instruments et frais de préparations

chimiques                                                                                              50 »

13° Dépenses imprévues                                                                  200 »

14° Abonnement au Journal de l'Instruction publique                             30 »

Total...                                                                                              19,540f 70c

29 08 1856 : Préfet : H. Ponsard

Instruction primaire.—Situation de cet enseignement.

Le département de Saône-et-Loire possède pour l'instruction primaire une école normale d'instituteurs, un cours normal d'institutrices, 914 écoles publiques ou libres de garçons ou de filles et 10 salles d'asile.

Je viens d'avoir l'honneur de lire au Conseil le rapport sur l'école normale des instituteurs, il est donc inutile de répéter des détails qu'il connaît sur cette institution. Je dois, néanmoins, mettre sous ses yeux un relevé intéressant de tous les jeunes gens sortis de cette école depuis 1833, époque de son organisation, jusqu'à l'an dernier.

» Ils sont au nombre de 449 :

» 230 exercent encore comme instituteurs ;

» 52 sont morts ;

» 31 ont été révoqués, 17 pendant la loi transitoire du 11 janvier 1850 et 14 avant ou depuis cette loi ;

» 54 ont donné leur démission ;

» 1 est en congé pour cause de santé ;

» 2 sont devenus inspecteurs primaires ;

» 3 sont maîtres-adjoints dans des écoles normales ;

» 4 sont employés dans des écoles secondaires ;

» 1 est dans une ferme-école ;

» 72 n'ont laissé que des traces presque effacées.

 

Cours normal des institutrices.

Le cours normal des institutrices placé à Mâcon existe depuis 1843.

Il est sorti de ce cours, depuis sa fondation, 86 élèves dont 58 exercent comme institutrices publiques ou privées ;

des 28 autres, 1 est morte, 2 n'ont pu obtenir le brevet de capacité, 3 sont malades, 1 a remboursé les frais de séjour à l'école, 1 a donné sa démission après 10 ans d'exercice, 4 sont entrées en religion et 16 sont retirées dans leur famille.

Le nombre des élèves qui suivent actuellement ce cours est de 19 : 4 sont en première année, 3 en seconde et 12 en troisième; 16 ont des bourses entières et 3 des demi-bourses. Le département fournit seul à leur entretien.

Le caractère moral et religieux de la direction donnée aux élèves par les Soeurs du St-Sacrement d'Autun, qui sont à la tête de cette école, donne toute satisfaction.

30 08 1856 :

Budget de l'École Normale-primaire de Mâcon.

Propose d'arrêter, ainsi qu'il suit, le projet de budget de l'Ecole Normale primaire de Mâcon, pour l'exercice 1857 :

CHAPITRE 1er

RECETTES ORDINAIRES.

1° Reste disponible                          927f 15c

2° Intérêts des fonds placés              » »

3° Allocation départementale       6,615f 97

4° Allocation de l'Etat                   1,000 »

5° Montant des bourses payées

par le département                         4,550 »

6° Bourses payées par l'Etat            700 »

7° Complément des bourses

à la charge des familles

des élèves,                                       5,250 »_

TOTAL                                            19,043f 12c

CHAPITRE 1°'.

DÉPENSES ORDINAIRES.

1" Traitement du directeur                                                3,000 »°

2" — de l'aumônier                                                               800 »

3° — des maîtres adjoints                                     2,800 »

4" — du maître de chant                                          500 »

5° Nourriture, blanchissage, chauffage,

entretien des élèves, etc                                    10,500 »

6° Rentes viagères hypothéquées sur les

bâtiments de l'école                                                 250 70

7° Entretien et conservation des bâtiments.          300 »

8° Entretien du mobilier                                             200 »

9° Frais d'assurance contre l'incendie des

bâtiments et du mobilier                                               12 42

10° Menues dépenses                                               100 »

11° Achat de livres et d'instruments pour

l'instruction des élèves                                                300 »

12° Entretien d'instruments et frais de préparations

chimiques                                                                        50 »

13° Dépenses imprévues                                           200 »

14? Abonnement au Journal de l'Instruction

publique                                                                          30 »

TOTAL                                                                       19,043f 12c

Budget de l'Instruction primaire.

Conformément aux conclusions de la commission du budget, le Conseil général arrête, ainsi qu'il suit, le budget de l'instruction primaire pour l'exercice 1857 :

CHAPITRE I.

DÉPENSES ORDINAIRES.

1° Dépenses ordinaires de l'école normale..                                        11,165 f 97

CHAPITRE II.

DÉPENSES EXTRAORDINAIRES.

1° Allocation pour les écoles normales de filles                                    4,820 »

Budget de l'École Normale-primaire de Mâcon.

Sur les conclusions de la même commission, le Conseil général, considérant que l'insuffisance des ressources destinées à assurer le service de l'instruction primaire ne permet point d'accueillir les propositions du directeur et celles de la commission de surveillance, en ce qui concerne les dépenses extraordinaires demandées pour achat de mobilier et pour réparations des bâtiments de l'Ecole Normale-primaire de Mâcon ;

Qu'il y a lieu, dès lors, d'ajourner ces dépenses ;

Propose d'arrêter, ainsi qu'il suit, le projet de budget de l'Ecole Normale-primaire de Mâcon, pour l'exercice 1857 :

CHAPITRE I

RECETTES ORDINAIRES.

1° Reste disponible .                                                                                            927 15c

2° Intérêts des fonds placés                                                                                 » »

3° Allocation départementale                                                                          6,615 97

4° Allocation de l'Etat                                                                                           1,000 »

5° Montant des bourses payées par le département                                      4,550 »

6° Bourses payées par l'Etat                                                                                  700 »

7° Complément des bourses à la charge des familles des élèves               5,250 »_

TOTAL                                                                                                                  19,043f 12c

CHAPITRE 1.

DÉPENSES ORDINAIRES.

1" Traitement du directeur                                                                                                3,000 »

2" — de l'aumônier                                                                                                               800 »

3° — des maîtres adjoints                                                                                     2,800 »

4" — du maître de chant                                                                                          500 »

5° Nourriture, blanchissage, chauffage, entretien des élèves, etc           10,500 »

6° Rentes viagères hypothéquées sur les bâtiments de l'école                       250 70

7° Entretien et conservation des bâtiments.                                                         300 »

8° Entretien du mobilier                                                                                           200 »

9° Frais d'assurance contre l'incendie des bâtiments et du mobilier                 12 42

10° Menues dépenses                                                                                             100 »

11° Achat de livres et d'instruments pour l'instruction des élèves                   300 »

12° Entretien d'instruments et frais de préparations chimiques                         50 »

13° Dépenses imprévues                                                                                        200 »

14? Abonnement au Journal de l'Instruction publique                                                   30 »

TOTAL                                                                                                                     19,043f 12c

Recettes présumées                                                                                             19,043 12

Dépenses présumées                                                                                          19,043 12

Le Conseil décide que le traitement de M. l'aumônier de l'Ecole, réduit de 1,200 à 800 fr., pourra être porté dans la suite à ce premier chiffre, si cet ecclésiastique consent à habiter le logement qui lui a été préparé dans l'établissement.

Cours normal d'Institutrices.

Indemnité accordée à Mme la Directrice du cours.

Le Conseil général, considérant que l'insuffisance des fonds spéciaux affectés au service de l'instruction primaire l'a mis dans la nécessité de réduire de 4 le nombre des bourses qui ont été entretenues jusqu'ici pour les élèves de ce cours ;

Considérant que cette réduction affectera sensiblement les recettes espérées par Mme la Directrice du cours pour l'exercice 1857 ;

Considérant, d'un autre côté, que les frais généraux de l'établissement resteront les mêmes ; que, en conséquence, il en résultera une aggravation de charges d'autant plus notable que déjà, celte année, Mme la Directrice a eu à supporter un déficit, par suite du renchérissement des choses nécessaires à la vie ;

Considérant que, dans cette situation, il est convenable et juste d'accorder à Mme la Directrice du cours normal une indemnité proportionnée au surcroît de dépenses que les circonstances ont occasionné ;

Considérant qu'une somme de 510 fr. est due au département par une aspirante qui avait été admise à suivre le cours normal, avec une bourse entière, et qui s'est retirée dans sa famille après un séjour de 17 mois à l'Ecole ;

Considérant que cette ressource éventuelle permet d'accorder à Mme la Directrice du cours normal l'indemnité qu'elle réclame, sans grever le budget du département ;

Décide que la somme de 510 fr., due au département par l'élève Anne Repiquet, sera allouée à Mme la Directrice du Cours normal d'aspirantes aux fonctions d'institutrices, pour l'indemniser des pertes qu'elle a éprouvées dans le courant de l'exercice 1856.

27 08 1857 : Préfet : H. Ponsard

Ecoles normales.

L'école normale primaire, dont l'esprit a été régénéré par les sages réformes du décret du 21 mars 1851, est dans une excellente voie. Les élèves-maîtres se font distinguer par leurs bonnes moeurs, leur soumission à la discipline, leur application au travail.

Ils répondent, sous tous les rapports, à la sollicitude paternelle dont les entoure une direction habile et dévouée ; ils promettent au pays des maîtres moraux, religieux, dévoués au gouvernement de l'Empereur.

L'enseignement qui leur est donné est à la hauteur des exigences et des besoins de l'instruction primaire. La dernière inspection a constaté chez eux des progrès notables. Ces futurs instituteurs ont prouvé, par leurs réponses, ce que peut le bon emploi du temps, joint à un travail opiniâtre, dirigé par des maîtres patients et assidus.

Les succès qu'ils obtiennent dans les examens publics les placent, pour la plupart, au-dessus des autres candidats. Dans la session que vient de tenir la commission d'examen, les élèves sortants ont été, au nombre de 11, tous jugés dignes du brevet. Six d'entre eux occupent la tête de la liste de mérite.

On le voit, si l'on a eu à déplorer, dans des temps déjà éloignés, les écarts de quelques élèves-maîtres, il serait injuste de faire retomber leurs fautes sur la génération présente.

Nous pouvons répondre des élèves actuels. Inébranlables dans la ligne du devoir, ils honoreront le corps des instituteurs, et le renouvellement de l'école, préparé avec soin, scrupuleusement surveillé, suivant les dispositions du décret du 24 mars 1851, nous assure, pour cette année, d'excellentes recrues.

Cours normal d'institutrices.

Les dames religieuses du Saint-Sacrement d'Autun, par la sage et bonne direction qu'elles impriment au cours normal d'institutrices dont elles sont chargées, exercent une influence non moins salutaire sur l'instruction primaire.

Les jeunes personnes qui sortent de cette maison continuent à se faire distinguer par leur aptitude, leurs principes religieux, leur conduite exemplaire. Elles se placent naturellement au nombre des meilleures institutrices.

Conclusion.

En résumé, Monsieur le Préfet, quoiqu'il y ait encore beaucoup à faire, l'instruction primaire dans le département de Saône-et-Loire est dans une situation satisfaisante.

Pour la mettre à la hauteur de la sollicitude du gouvernement de l'Empereur pour les classes laborieuses, nous devons propager les bonnes méthodes, et surtout veiller à leur application rigoureuse.

Pour la première partie de notre tâche, nous serons efficacement aidés par nos jeunes instituteurs, sortis en grande partie de l'Ecole normale. Quant à la seconde, nous avons besoin d'une nouvelle organisation de l'inspection primaire. Dans l'état actuel des choses, quels que soient le zèle et l'aptitude de MM. les inspecteurs primaires, ces fonctionnaires ne sauraient suffire à leur travail en présence des occupations multipliées qui composent leur service.

On compterait d'ailleurs vainement pour ces laborieuses fonctions sur la délégation cantonale dont la surveillance sur nos écoles doit rester toute morale ; les examens faits par MM. les délégués ne seront jamais assez homogènes, assez comparables pour remplacer l'inspection régulière et uniforme faite par des agents spéciaux et responsables.

28 08 1857 :

CHAPITRE I.

DÉPENSES ORDINAIRES.

1° Dépenses ordinaires de l'Ecole normale..                12,443f 12c

2° Réparations extraordinaires des bâtiments

de l'Ecole normale                                                                                    4,096 44

3° Achat de mobilier pour cette école                                                    3,261 05

4° Allocation pour les écoles normales de filles,                                 5,220 »

dont 400 fr. accordés à titre d'indemnité à la

directrice du cours, à raison de la cherté des

subsistances.

Budget de l'Ecole normale primaire de Mâcon.

CHAPITRE Ier.

DÉPENSES ORDINAIRES.

1° Traitement du Directeur de l'Ecole                             3,000f »c

2° — de l'Aumônier                                                           1,200 »

3° — des maîtres adjoints                                                 2,500 »

4© — du maître de chant.                                                               500 »

5° Nourriture, blanchissage, chauffage, entretien

des élèves, etç                                                                10,500 »

6° Location des bâtiments                                                               250 70

7? Entretien des bâtiments                                                 400 »

8° Entretien du mobilier                                                       300 »

9° Frais d'assurance contre l'incendie des

bâtiments et du mobilier                                                        12 42

10° Menues dépenses                                                         100 »

11° Achat de livres et d'instruments pour

l'instruction des élèves                                                        300 »

12° Entretien d'instruments et frais de préparations

chimiques                                                                              100 »

13° Dépenses imprévues                                                    200 »

14° Abonnement au Journal de l'Instruction

publique.                                                                                  30 »

TOTAL                                                                               19,393f 12c

CHAPITRE II

DÉPENSES EXTRAORDINAIRES.

1° Achat de mobilier                                                          3,261 05c

2° Réparations aux bâtiments                                         4,096 44

TOTAL                                                                                  7,357f 49c

RÉCAPITULATION.

Dépenses ordinaires                                                      19,393f 12c

Dépenses extraordinaires                                                            7,357 49

TOTAL égal aux recettes                                               26,750f 61c

23 08 1858 : Préfet : H. Ponsard

Enseignement primaire.

L'école normale, sous une direction éclairée, continue à suivre une marche satisfaisante. Les élèves-maîtres, imbus des doctrines d'une sage et religieuse morale, acquièrent incessamment les qualités qu'on doit rencontrer chez un instituteur.

28 08 1858 :

Budget de l'Ecole Normale primaire de Mâcon.

Conformément aux conclusions de la commission du budget, le Conseil général propose d'arrêter, ainsi,qu'il suit, les dépenses de l'Ecole Normale primaire de Mâcon, pour l'exercice 1859 :

CHAPITRE 1.

RECETTES.

1° Allocation départementale                               7,893f 12 c

2o Allocation de l'Etat                                            1,000 »

3° Montant des bourses payées par le

département                                                                        4,550 »

4° Bourses payées par l'Etat                                   700 »

5° Complément des bourses à la charge

des familles des élèves                                         5,250 »

TOTAL.des recettes ,                                           19,393 ,12c

 

CHAPITRE II.

DÉPENSES.

1° Traitement du Directeur de l'école                 3,000f »

2° — de l'Aumônier                                                1,200 »

3° — des maîtres-adjoints                                     2,500 »

4° — du maître de chant                                          500 »

5° Nourriture, blanchissage, chauffage, entretien

des élèves, etc                                                     10,500 »

6° Location des bâtiments                                                    250 70

7° Entretien des bâtiments                                       400 »

8° Entretien du mobilier.                                           300 »

9° Frais d'assurance contre l'incendie des

bâtiments et du mobilier                                             12 42    

10° Menues dépenses                                              100 »

11° Achat de livres et d'instruments pour

l'instruction des élèves                                             300 »

12° Entretien d'instruments et frais de préparations

chimiques                                                                    100 »

13° Dépenses imprévues                                         200 »

14° Abonnement au journal de l'Instruction

publique                                                                         30 »

TOTAL égal aux recettes                                      19,393f 12

CHAPITRE 1".

DÉPENSES ORDINAIRES.

1° Dépenses ordinaires de l'Ecole Normale.                                        12,443f 12 c

CHAPITRE II.

DÉPENSES EXTRAORDINAIRES.

2° Allocation pour les écoles normales de filles                                    4,820 »

22 08 1859 : Préfet : H. Ponsard

Ecole Normale.

L'Ecole Normale suffit difficilement au nombre des maîtres que réclame chaque année l'accroissement de nos élèves et de nos écoles ; et vous le comprendrez mieux encore, quand je vous dirai qu'aux 15 élèves sortant annuellement de notre école ou brevetés venant d'autre source, il faut remplir en moyenne 20 à 24 vacances.

Je vous livre cette réflexion qui amène à conclure qu'il conviendrait d'augmenter le nombre de nos élèves-maîtres, chose impraticable dans les conditions matérielles et morales de l'établissement incomplet, insuffisant, incommode où ils reçoivent aujourd'hui l'éducation professionnelle.

26 08 1859 :

Budget de l'Ecole normale primaire de Mâcon.

Conformément aux conclusions de la même commission, le Conseil général propose d'arrêter, ainsi qu'il suit, les dépenses de l'Ecole normale primaire de Mâcon pour l'exercice 1860.

CHAPITRE 1er.

Recettes.

1° Allocation départementale                                          7,893 12

2o Allocation de l'Etat                                                       1,000 »

3° Montant des bourses payées par le dép»..               4,550 »

4° Bourses payées par l'Etat                                               700 »

5° Complément des bourses à la charge des

élèves                                                                                  5,250 »

TOTAL des recettes                                                        19,393 12

CHAPITRE II.

Dépenses.

1« Traitement du Directeur de l'école                            3,000 »

2o — de l'Aumônier                                                           1,200 »

3° — des maîtres-adjoints                                                 2,500 »

4° — du maître de chant                                                      500 »

5° Nourriture, blanchissage,chauffage, entretien

des élèves, etc                                                                 10,500 »

6° Location des bâtiments                                                                250 70

7o Entretien des bâtiments                                                  400 »

8» Entretien du mobilier                                                       300 »

9» Frais d'assurances contre l'incendie des

bâtiments et du mobilier                                                         12 42

10» Menues dépenses                                                         100 »

11° Achats de livres et d'instruments pour

l'instruction des élèves                                                         300 »

12° Entretien d'instruments et frais de préparations

chimiques                                                                               100 »

13° Dépenses imprévues                                                     200 »

14» Abonnement au journal de l'Instruction

publique et des Cultes                                                            30 »

 

TOTAL égal aux recettes                                                19,393f 12

Budget de l'instruction primaire.

CHAPITRE 1er.

Dépenses ordinaires.

1° Dépenses ordinaires de l'Ecole normale..                12,443 »

CHAPITRE II.

Dépenses extraordinaires.

2° Allocations pour les Ecoles normales de

filles                                                                                        4,820 »

31 08 1860 : Préfet : H. Ponsard

Ecole normale d'instituteurs.

L'année scolaire qui vient de s'écouler a été bonne pour l'école normale. Les élèves-maîtres ont parfaitement répondu aux soins intelligents, dévoués, assidus du nouveau directeur, qui exerce sur eux l'ascendant le plus complet el la plus heureuse influence. La commission de surveillance qui les entoure de sa bienveillante sollicitude a été heureuse de constater leur bonne conduite, leur application au travail et leurs progrès. Aussi les efforts des élèves de 3ème année ont-ils été couronnés de succès. Sur 10 élèves qui se sont présentés aux .derniers examens pour le brevet de capacité, 9 ont. été reçus et occupent le 1er rang sur la liste d'admission.

Cours normal d'institutrices.

Les élèves-maîtresses , qui se font toujours distinguer par leur aptitude, leurs principes religieux et leur conduite exemplaire, ne sont point, sous le rapport pédagogique, inférieures aux élèves-maîtres.

Celles d'entre elles qui viennent de terminer leur cours triennal ont pleinement satisfait dans les épreuves du brevet. Elles ont ainsi montré une fois de plus combien est solide et bien adapté à fa profession d'institutrice l'instruction qu'elles reçoivent sous l'habile, consciencieuse et éclairée, direction de Mme la Supérieure des sœurs du Saint-Sacrement.

CHAPITRE 1er

Dépenses ordinaires.

1 Dépenses ordinaires de l'école normale.                                          15,593f 12c

CHAPITRE II.

Dépenses extraordinaires.

2° Allocations pour les écoles normales de

filles                                                                                                               4,820 »

Budget de l'Ecole normale primaire de Mâcon.

Conformément aux conclusions de sa commission du budget, le Conseil général propose d'arrêter ainsi qu'il suit le budget des recettes et des dépenses de l'Ecole normale primaire de Mâcon pour l'exercice 1861.

CHAPITRE Ier.

Recettes.

1° Allocation départementale                                                                     6,593 12

2° Allocation de l'Etat                                                                                   1,000 »

3° Montant, des bourses payées par le département                             9,100 »

4° Bourses payées par l'Etat                                                                         700 »

5° Complément des bourses à la charge des

élèves                                                                                                             5,250 »

6° Pensions des pensionnaires libres                                                        350 »

TOTAL des recettes                                                                                   22,993 12

CHAPITRE II

Dépenses.

1" Traitement du directeur de l'école                                                       2,200 »

2" — de l'aumônier                                                                                                 1,200 »

3° — des maîtres adjoints                                                                          2,000 »

4u — du maître de chant                                                                              500 »

5° Nourriture, blanchissage, chauffage, entretien

des élèves                                                                                                  15,300 »

6° Location des bâtiments                                                                                        250 70

7° Entretien des bâtiments                                                                           400 »

8° Entretien du mobilier                                                                                300 »

9° Frais d'assurance contre l'incendie des

bâtiments et du mobilier                                                                                  12 42

10<> Menues dépenses                                                                               100 »

11° Achat de livres et instruments pour

l'instruction des élèves                                                                                  300 »

12° Entretien d'instruments et frais de préparations

chimiques.                                                                                                       100 »

13° Dépenses imprévues -.                                                                          200 »

14° Abonnementau journal général de l'instruction

publique                                                                                                             30 »

TOTAL des dépenses égal à celui des recettes.                                  22,993 12

Ecole normale d'instituteurs.

L'année scolaire qui vient, de s'écouler a été bonne pour l'école normale. Les élèves-maîtres ont parfaitement répondu aux soins intelligents, dévoués, assidus du nouveau directeur, qui exerce sur eux l'ascendant le plus complet el la plus heureuse influence. La commission de surveillance qui les entoure de sa bienveillante sollicitude a été heureuse de constater leur bonne conduite, leur application au travail et leurs progrès. Aussi les efforts des élèves de 3me année ont-ils été couronnés de succès. Sur 10 élèves qui se sont présentés aux derniers examens pour le brevet de capacité, 9 ont. été reçus et occupent le 1er rang sur la liste d'admission.

Cours normal d'institutrices.

Les élèves-maîtresses, qui se font toujours distinguer par leur aptitude, leurs principes religieux et leur conduite exemplaire, ne sont point, sous le rapport pédagogique, inférieures aux élèves-maîtres.

Celles d'entre elles qui viennent de terminer leur cours triennal ont pleinement satisfait dans les épreuves du brevet. Elles ont ainsi montré une fois de plus combien est solide el bien adapté à la profession d'institutrice l'instruction qu'elles reçoivent sous l'habile, consciencieuse et éclairée, direction de Mme la Supérieure des sœurs du Saint-Sacrement.

 

 

&quot;le roman des écoles normales, le roman des instit's&quot;
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